Mais qu'est-ce qu'il m'a pris de vouloir me lancer dans la
création d'un site !
Je devais bien me douter que cela me demanderai du travail et de la sueur, des nuits
blanches à boire des hectolitres de café en pestant contre un modem aussi rapide qu'un
troupeau de lasagnes à l'alpage et un ordinateur fumeux qui refuse systématiquement de
mettre le texte là, l'image ici et le petit machin qui bouge, le gif animé, juste en
dessous mais au milieu de ça et de ça! Qui c'est qui commande, à la fin? Pas moi en
tout cas! Mon Dell me le confirme chaque minute en me laissant croire que je suis la
dernière des pommes. Mais je me venge: en réussissant malgré tout à publier mes pages!
Au début, je voulais créer le site complet avant de publier. Malheureuse! J'étais à
mille lieues de me douter du temps que cela peut prendre. Aussi, je vous le livre en
l'état et l'améliorerai peu à peu (c'est en forgeant qu'on devient forgeron, tant va la
cruche à l'eau qu'elle n'amasse pas mousse, la plus belle fille du monde n'a pas d'odeur,
c'est bien connu!!!)
Mais n'attendez pas de moi que je truffe mon uvre de machins bidules applet Java ou
autre barbarisme internaute! Nulle je suis et nulle je reste. Et Pis d'abord, c'est quoi,
un applet? Cette question restera en suspension dans le gouffre insondable des méandres
de mon cerveau ratatiné de débutante en Internet. Déjà que j'ai investi dans Frontpage
97, suivi de très, très près par Frontpage 98 (quand je vous dis que je suis nulle!) et
qu'il a bien fallu que je m'y attèle pour comprendre le fonctionnement de tout le
bastringue.
Mais bon. En y mettant la ténacité d'un pitbull, je suis parvenue à comprendre qu'en
cliquant sur ce petit bouton, on ouvrait ça et qu'en faisant glisser ça ici, on
renommait tout le dossier (vécu) on se sent déjà plus avenante face au problème
informatique.
Parlons maintenant des fautes d' orthographe. Là encore, je me sens comme une cerise au
milieu d'un escadron de végétariens affamés. Je clique Outils, puis Orthographe et là,
les ennuis commencent: La machine veut absolument remplacer OEUF par ¦uf; et moi, l'oeuf,
j'ai soudain une envie irrésistible de le coller quelque part où il n'a rien à y faire.
Vous parlerais-je des S du pluriel que j'oublie systématiquement depuis l'âge où je
suçotais des carambars? A ma grande satisfaction, Microsoft ignore aussi que
"ornithorynque" prend un S final à partir de deux exemplaires. On se sent
soudain moins seule!
Bon, assez de blabla. Si je continue, vous allez penser que j'ai été vaccinée avec une
aiguille de gramophone et il n'y a pas plus silencieuse que moi (;-)
Alors je termine ici cet édito, mais j'y reviendrai, promis!
Samedi 27 juin 1998
Et moi qui pensais naïvement pouvoir m'endormir sur mes lauriers, profiter du soleil et des orages en toute quiétude, préparer consciencieusement ma transition vers Windows 98, en prenant mon temps pour transférer tous mes jolis fichiers sur ZIP... Eh bien non! Je vais devoir m'atteler sérieusement à la suite de mon site. Et y travailler d'arrache pieds: depuis quelques jours, je suis submergée (enfin presque) de vos messages de félicitations. Je suis comme la petite fille à qui l'on dit que sa robe est plus jolie que celles les autres gamines. J'ai même été nommée "trouvaille du jour" au 27 juin 1998. Quelle aubaine!
Je vous remercie toutes et tous pour vos E-mail si sympathiques
et si encourageants. Du coup, je me sens toute ragaillardie pour continuer mes pages. Je
concocte un dossier sur la magie blanche, mais cela prend du temps. Mais votre patience
sera récompensée, je vous le garantis.
Je prépare aussi les pages sur les poissons et leurs maladies. Prenant l'idée d'un site
aquariophile très bien documenté (L'aquarium d'Eric) , je suis en train de créer un
système de boutons amusants, mais là aussi, il faut du temps.
Je viens de faire l'acquisition d'un Snappy. Késakosnappy ?
C'est un petit boîtier que l'on branche sur le port parallèle et sur lequel on branche
un camescope (depuis Iomega Zip et Snappy, je suis devenue la reine des branchements).
Ainsi, je peux obtenir des images numériques immédiatement, sans devoir 1° prendre la
photo; 2° développer; 3° numériser; 4° retravailler. Du coup, vous aurez plein
d'images qui agrémenteront mes pages. C'est-y pas extra, ça ?
Côté qualité, après quelques essais infructueux, j'ai enfin trouvé comment faire des
images nettes. Je vous parle des câbles qui pendouillent derrière l'ordinateur ? Je
préfère y renoncer. Une mouche s'y est hasardée l'autre soir: elle en est morte de
peur! Si les électriciens du canton manquent de fils, de prises et de câbles, ils
peuvent venir chez moi: Y en a!
On est pas à la fête, les filles. Mettez un groupe de garçons vêtu en petites cuissettes et un ballon moche sur un carré d'herbette fraîchement tondu, filmez le tout avec quelques caméras, ajoutez des commentaires bien macho, passez le tout à la télé et voilà que tous les garçons présents se mettent à crier des onomatopées incompréhensibles et à proférer des menaces cinglantes contre le seul joueur habillé en noir (l'arbitre). Moi le foot, j'aime pas ça! Mais je connais des femmes qui raffolent de ce sport. Je les soupçonne un peu d'aimer ça juste pour voir les mollets musclés des joueurs, mais que ne ferait-on pas pour se rincer l'il en toute bonne conscience, hein? Amie, prends ton mal en patience: un mois tous les quatre ans, ce n'est pas le bout du monde. Et les soldes d'automne nous offriront une chouette revanche! Non mais.
Le 8 juillet, Windows 98 pointera le bout de son CD dans le
commerce. La question du jour est: Faut-il ou non investir dans ce programme. Si j'en
crois la presse, les prochaines machines en seront équipées d'office. Mais bien sûr,
sans CD ni disquettes. Alors, en cas de plantage grave ou si vous voulez formater votre
disque dur, histoire de faire un brin de ménage, comment ferez-vous APRÈS?
Donc, le bon sens veut que l'on investisse effectivement dans ce produit. D'autant que les
bogues de Windows 95 sont supprimés (qu'ils disent!) et que la vitesse sera un
peu améliorée, mais que nous ont-ils concocté pour nous faire suer? d'autres
bogues, des incompatibilités? Ne me dites pas que rien ne viendra perturber mon calme
olympien! Alors si vous voulez un petit conseil, dites-vous qu'il est urgent d'attendre
(pour citer un certain Maurice) et laissez les impatients faire leurs expériences, bonnes
ou mauvaises. La précipitation ne donne rien de bon en informatique. C'est une repentie
qui vous le dit!
| Maintenant que j'ai mon permis de conduire et la voiture qui va avec, je m'offre des balades en campagne avec mon petit molosse de loup-garou à moi (traduisez: mon chien). Les destinations sont encore très limitées, car j'ai autant le sens de l'orientation qu'une meule de foin. Donc mes balades en campagne se limitent à un endroit (tout droit, gauche deux fois, droite, 100 mètres et tu y es!) et au centre commercial le plus proche (ça, j'ai appris en premier!). J'ai quand même poussé les investigations jusqu'au centre commercial suivant, mais au-delà de cette limite, c'est le gouffre, le néant, l'étranger. | ![]() |
| Donc, j'ai eu mon permis. Au deuxième examen. Parce
que lors du premier test, un sens interdit s'est immiscé furtivement sur mon itinéraire,
ce qui a eu l'heur d'irriter un tant soi peu mon passager (l'examinateur). Déjà qu'il ne
m'a pas vraiment gratifiée d'un large sourire au départ de la course (la boîte à
vitesse m'a quelque peu résisté mais mes freinages d'urgence étaient parfaits. Et
d'urgence!). Le reste de la séance se déroula paisiblement, mis à part quelques
vélocipèdes qui m'ont dépassée à vive allure (?) Au terme de notre petite excursion,
le charmant monsieur (toujours l'examinateur), essuyant furtivement la sueur qui perlait
sur son front, a dit que non, mis quelques coches rageuses sur un papier rose,
m'a saluée plus que brièvement et s'en est allé dans le lointain (la cafétéria).
Après ces quelques émotions et un mois d'attente, je me suis représentée, fraîche
comme un clafoutis et déterminée à emmener l'examinateur à bon port. Ce qui fut fait
sans encombres majeurs. Certes, mes clignotants n'étaient pas très coopératifs, mais en
égrenant sur l'incident un rire cristallin, c'est passé comme une lettre à la poste. Maintenant, je conduis. Je fais bien encore quelques démarrages "à la Fangio" et des virages façon Luna-Park mais dans l'ensemble, si je pars du point A pour aller au point B, j'y arrive. En faisant souvent un détour par S, V ou U, mais c'est le résultat qui compte, non? |
|
En créant ce site, je me suis efforcée d'y ajouter des fonds
d'écran attractifs, genre cahier d'école, classeur à anneaux, etc...
J'admirais le résultat sur mon écran Dell de 17 pouces. Quelle classe! Quelle
originalité... jusqu'au jour (aujourd'hui) où j'ai consulté mon site sur l'ordinateur
de ma sur. Je ne me rappelle plus de la marque, mais je sais que son écran a au
moins 394583048403 pouces. Et là, c'est la cata. Mes belles présentations en cahier
d'école ressemblaient à un foutoir de dernière de classe. Les anneaux se chevauchent
sur la page en créant un ignoble cafouillage visuel. J'ai réparé la chose en
bidouillant le fichier image. Reste plus qu'à tester le tout sur l'écran sus-cité.
J'espère que...!
Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis! Urgent
d'attendre, mon il! Le jour même de sa sortie, je me suis laissée avoir par une
curiosité de chat qui me perdra un jour! J'ai donc formaté, bidouillé, reformaté,
installé DOS (je suis une adepte) puis la merveille des merveilles, l'objet de mes
convoitises, la célébrité du jour: Windows 98. Certes, l'opération ne fut pas des plus
insignifiante. J'ai eu quelques frayeurs, j'ai essuyé quelques refus informatiques des
plus vexants, j'ai susurré quelque mots d'oiseau qui auraient fait rougir un escadron de
mercenaires, mais j'y suis arrivée. A 5 heures trente du matin. Comme je m'y étais
attelée à 9 heures du soir, j'ai donc passé un certain temps devant ma machine, mais
que ne ferait-on pas par curiosité, hein?
Alors, me direz-vous? Eh bien, apparemment, tout baigne. Bien sûr, j'en suis aux
balbutiements, mais cela semble fonctionner parfaitement. Les installation Plug & play
se font quasiment de façon transparente, la plate-forme est conviviale et le design est
impeccable. Je jeu Zork, qui refusait de tourner sous W95 s'est laissé installer sans
broncher sous W98. Les nouveaux économiseurs d'écrans sont magnifiques, bref, tout va
pour le mieux dans le meilleur des mondes... pour l'instant!
Vendredi 24 juillet 1998
Le mot est lâché: c'est les vacances. Les
copines jouent les hirondelles avant l'heure et migrent vers des cieux plus ensoleillés
(ça c'est encore à voir) et moi, je fais le pied de grue dans l'immeuble. Je relève le
courrier, je nourris les plantes, j'arrose les chats et je m'ennuie. Sans mes copines, je
me sens comme un bébé sans sa lolotte. Comme une dinde sans sa farce, comme Alpha sans
Roméo. (celui-là n'est pas de moi).
Mais je me console en lisant votre si gentil courrier. Encore que, sur mon livre d'or,
hormis quelques mots trognons, il y a à boire et à manger... et pas du Bocuse, si vous
voyez ce que je veux dire! Alors, une fois pour toutes, je vous le dis, le redis et le
re-redis: mon site est encore under construction. Les billets du style "tu parles pas
beaucoup de beauté" me fichent le cafard et, du coup, mon énergie créatrice va
rejoindre les copines dans les flots bleus et le sable blanc de dieu sait quelle plage
paumée avec tout plein de méduses qui flottent lamentablement en attendant une victime
(la copine) prête à livrer sa peau rouge (le coup de soleil de la copine) à ses
instincts d'enquiquineuse visqueuse et urticante à souhait.
Moi les vacances, j'aime les prendre en décembre, quand tout le monde (c'est à dire les
copines) se gèlent les petons dans la gadoue hivernale. Des vacances sans faire envie aux
autres, ce n'est pas vraiment des vacances. Arriver bronzée juste avant Noël, c'est le
comble du luxe. D'autant plus que je camoufle mon hâle sous 27 couches de laine pour
l'économiser et que, le printemps venu, je suis à nouveau blanche comme un litre de lait
upérisé. Bronzer pour des nèfles, c'est mon truc. Et quand je dis bronzer, je peaufine
un peu la réalité: en fait, je rougi façon gambas au grill. J'ai la peau très
sélective: résistante aux rayons UV qui font la peau miel ambré mais bien perméable
aux autres rayons, ceux qui brûlent.
Le premier août prochain, nous serons le 1er août. Entendez par là que la Suisse sera en liesse puisque nous célébrerons notre fête nationale à nous. Drapeaux, lampions, feux d'artifice, feux de joie, hymne national et tout le tintouin! En plus, ce jour-là tombe un samedi, ce qui fait que nous allons pouvoir faire la bringue! Je décore la terrasse de drapeaux, j'installe plein de lampions tout partout, je tends ma table de rouge et de blanc (Les couleurs suisses) et je prépare des plats rouges, blancs ou rouges et blancs! Chic! on va faire la fête. Jusqu'à point d'heure. Sans les copines sus-citées qui fêteront le premier août comme des pauvresses sur leur île remplie de moustiques et de méduses. Sans même un lampion pour créer l'ambiance. Juste de l'eau salée, du sable blanc qui pique et un cocktail dans un grand verre avec une tranche d'ananas de rien du tout, flanquée d'un petit parasol en papier même pas rouge et blanc. Pitoyable, je vous dis.
Nous, nous aimons faire la fête. La preuve: à peine finies les festivités nationales, Genève se pare de fleurs et de touristes pour une grande fête du feu de Dieu: les fêtes de Genève. Corso fleuri (remplacé depuis l'an dernier par une gay pride un rien nunuche) et luna Park au bord du lac. La rade se met en ébullition pour son fameux feu d'artifice pyrotechnique et aquatique (il pleut toujours pendant le feu d'artifice). Moi, j'ai de la chance: en grimpant sur le toit de mon immeuble je peux voir les feux sans me faire écraser les pieds par la foule. Et tenir un verre dans la main droite. Et un parapluie de la main gauche. Au fait, on fête quoi? Euh...mystère!
Le tour de France est éclaboussé par un scandale. Des coureurs
cyclistes suisses ont avoué avoir pris des produits dopants. Et s'ils n'avaient jamais
été pincés? Si les enquêteurs n'avaient pas trouvé les ampoules compromettantes dans
les bagages de ces messieurs? Moi qui croyais, candide, que le sport était un jeu ou
chacun avait le droit et la possibilité de gagner. Pas du tout: c'est celui qui a le
médecin le moins scrupuleux qui empoche la victoire. Et l'enveloppe qui va avec! Et du
coup, les sportifs (les vrais, qui ne boivent que de l'Isostar, sans le mélanger avec
quoi que ce soit) se sentent sous les feux de la rampe, la fierté en bandoulière et la
rage au ventre.
Le sport, je n'aime plus ça depuis que l'argent en régit les lois. Si j'étais plus
jeune, je me mettrais certainement à taper dans une balle ou un ballon: Avec ce que cela
rapporte, je n'aurai plus de soucis pour mon avenir. Mais comme j'ai peur des piqûres, il
y a fort à parier que je n'aurai jamais été millionnaire!
A tous les sportifs qui font du sport pour le plaisir, sans utiliser de substances
interdites, je vous décore de deux baisers. Et comme vous êtes des millions, ce sera ça
mon sport: décorer les sportifs honnêtes! A chacune son truc!
Pour reparler un peu des copines qui végètent sur leur bout de plage, je n'ai qu'une chose à ajouter: il faut avoir de la gelée de groseille à la place du cervelet pour partir en été. C'est le seul moment où Genève est belle. Les terrasses sont ouvertes, les abords du lac idylliques et le temps est mutin. Et changeant. Ce matin, si l'envie de piquer une tête dans le bleu Léman vous avait submergée, c'est munie d'un parapluie et d'un bikini en mohair qu'il aurait fallu y aller. En effet, le soleil a décidé de nous faire une petite blague et s'est planqué derrière un épais mur de nuages. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il n'y a plus de saison, mais je crois pouvoir avancer sans risquer de mentir qu'on se les gèle sévère! Mes lampions de la fête nationale faisaient pitié sous la pluie et passer un premier août planquée sous 14 gilets ne m'a réjoui que très sommairement. Mais courage. Il paraît que le soleil va revenir (quand?) et que ce sera à nouveau l'été. C'est les copines qui vont être jalouses!
Samedi 15 août 1998
Voilà que sonne le tocsin du retour de vacances. Pas trop tôt,
non mais! Il est grand temps que je bassine mes copines avec ma peau de porcelaine,
blanche et douce comme tout, alors qu'elles ont développé des tas de mélanine ambrée
et que leur peau ressemble à celle d'un crocodile centenaire et apathique. Pour résumer,
elles sont parties et pas moi!
Mais qui c'est qui va voguer une semaine à Cavallaire quand ses copines iront à la mine
pour gagner leur pots de crèmes de jour ? C'est bibi, pardi! Déjeuners gargantuesques,
soleil, mer, coquillages dans l'assiette, petit rosé de Provence. Le gigantesque pied!
Je suis sur le point de craquer. Voilà que la presse mondiale
s'intéresse à la ceinture (et ce qui se trouve en-dessous) de Monsieur Clinton,
président des américains comme métier et cavaleur de dames comme hobbie. Du coup, son
saxophone est mis en retraite et la notoriété de Monsieur est mise sur l'échafaud des
bien-pensants. Mademoiselle Lewinski est certes bien jolie avec son tout nouveau look de
vierge effarouchée, mais personnellement, je ne l'aurai jamais engagée! Comment une
personne si peu soigneuse de ses affaires peut-elle offrir de bons services au travail.
C'est pourtant pas compliqué de glisser une robe dans la machine et de tourner le bouton
sur "easy-money", non? Bien-sûr, les taches anciennes ont plus de mal à
partir, mais une auréole de scandale est plus discrète sur un tissu fin qu'une preuve
génétique.
Je ne suis pas spécialement fan de Monsieur Clinton, mais je trouve que ce qui se passe
dans ses alcôves doit y rester. C'est son jardin sercret. Il est cavaleur ? La bonne
affaire! Mademoiselle Lave les skis devrait être honorée de plaire à un si haut
personnage. De plaire tout court, d'ailleurs. Et sa gorge ne décèle aucune marque de
quelque menace que ce soit. La chair est faible, mais elle n'a pas dû lire tous les
livres, car elle aurait su qu'en dehors d'un scandale mondial, elle brisait une famille.
Si Madame Clinton lit ces lignes, je tiens à lui dire que j'admire son courage et sa
discrétion. Elle reste debout, droite comme il faut et son attitude est exemplaire. Itou
pour Chealsee. Voilà une adolescente qui est mise au courant des bêtises de son père de
façon plus que brutale. Comment aurai-je réagi, moi? Pas aussi bien qu'elle, je crois.
En épilogue à ce petit coup de gueule, je dirai que lorsque j'engage un peintre pour
rafraîchir ma cuisine, peu m'importe la façon dont il utilise son pinceau si, à
l'arrivée, les murs sont immaculés. Et je trouve que les murs de l'Amérique sont
vraiment bien peints, n'est-ce pas? Dommage que certaines mouchlinski irisées
viennent s'y coller.
J'ai trouvé dans un magasin de seconde main (les gens apportent les vêtements qu'ils ne veulent plus et essayent de les vendre) une petite robe taillée rien que pour moi. Style années 50 (j'adore) noire, toute en dentelle... Un bijou! Connaissez-vous ce genre de boutiques? J'avais quelques craintes au début, à acheter des vêtements portés par une autre, mais les premières réticences passées, je me suis rendue compte que l'on y trouve des choses affolantes pour trois fois rien. Une robe en soie fraise écrasée (si,si, ça existe), un fourreau noir, un sac Chanel, des corsages de soie... pour 100 francs suisses le tout, c'est pas des affaires ça? Ce qui me plaît surtout, c'est le genre de vêtements que l'on peut y dénicher. On y trouve l'introuvable. Le pantalon qui-va-avec-tout, LA petite robe noire toute simple que chaque femme doit posséder, tout tout tout ce que l'on ne cherche plus vous y attend!
J'ai acquis, voici peu, un modem-fax-répondeur dont je me ferai un point d'honneur de ne pas citer la marque en ces pages (US Robotics). Il blibliiiiiiite à 56'000 baud quand il le veut bien (rare), envoie et reçoit mes fax (rare aussi) et répond à mon téléphone si je me suis absentée. Tout juste s'il ne fait pas le café du matin! Comme j'en suis contente, ma copine bronzée s'est achetée le même, avec le même logiciel... mais plus moderne. Je me suis donc procuré ;-) ledit logiciel et je l'installe fissa sur mon Dell... Et voilà que mon répondeur ne prend plus les messages! Alors, pouvez-vous me dire à quoi sert un répondeur qui vous biiiip au nez en vous disant de "laissez un message, nous vous rappelleront dès que possible merci de votre appel au revoir et à très bientôt et stop? Quand je dit qu'il ne prend plus les messages, j'extrapole un peu. En fait il les prend... si je réponds au téléphone (authentique). Il ne me reste plus qu'à engager une secrétaire pour répondre durant mes absences, ainsi mon répondeur marchera de nouveau ! On croirait du Billou tout craché!
Retour de vacances
Mais oui! je suis allée me promener sur le port de St-Tropez, j'ai flâné sur les
marchés provençaux et j'ai barboté dans la grande bleue! Ca n'a duré qu'une semaine,
mais c'était vraiment top! Je me suis payée une cohorte de moules marinières (j'adore),
de fruits de mer et j'ai même mangé du homard! Woaw! Sauf que j'ai su après
que pour le griller, il faut d'abord le couper en deux alors qu'il est encore vivant ¦-(
C'était certainement mon dernier homard!
Côté temps, à part un orage terrible le premier jour et un petit crachin le dernier,
j'ai eu droit à un soleil radieux! Vous vous en moquez, je sais, mais moi, ça m'a
fait drôlement plaisir!!!
J'ai déniché sur les marchés plein de bonnes idées de bricolage dont je vous ferai
part prochainement dans mes pages. Vous voyez que c'est utile, quand je pars en vacances!
Moi, les jeux vidéo, j'aime ça! Les bien, avec des tas de portes à ouvrir pour découvrir des trésors, des pommes à lancer sur l'ennemi pour l'étourdir le temps de me frayer un chemin, des pouvoirs magiques qui me permettent de sauter drôlement haut, me rendent invisible ou invincible. Pour être plus claire, j'aime les jeux de plate-forme, où ingéniosité et adresse sont sollicitées pour arriver au résultat souhaité: Congratulations, you have saved the magical World. C'est forte de ces desiderata que je me dirige allègrement vers mon magasin préféré. Il a de la classe (10 minutes de chez moi) et un charme indescriptible (la carte de crédit). Confiante et heureuse, je m'approche d'un vendeur visiblement émoustillé de travailler ici: " 'jour m'dame, s'ki vou'fô?". Moi: "Bonjour jeune homme, je désire un jeu qui...etc..." .L'allègre vendeur: "ben y a ça, ou ça, ou ça, sinon c'est plus dur".Plus dur ? Vite dit! On voit bien qu'il ne connaît pas l'animal! "C'est quemoi, je vous terrasse un ennemi en deux pommes et les passages secrets ne restent pas longtemps secrets pour moi! "(regard concupiscent au vendeur qui se demande ce qui m'arrive). Bon, je décide de poursuivre mes investigations toute seule. Et c'est là que le choses se corsent. Parmi les 205623 boîtes de jeux présentées, j'ai vu: un vaisseau intergalactique qui doit détruire une base spatiale, un vaisseau spatial qui doit rejoindre une base intergalactique pour détruire un autre vaisseau rempli de méchants, un homme-robot affublé de mitrailleuses, couteaux, scalpels, lance-flammes et qui doit tirer sur tout ce qui bouge, un vaisseau intergalactique qui doit rejoindre un autre vaisseau pour zigouiller une base spatiale, un tapis magique (ah? aurais-je trouvé?) qui doit tirer sur tout ce qui bouge (ah, non! je me disais aussi!), BREF, j'étais bien loin de mes pommes et de mes portes secrètes. Mais qu'est-ce qui se passe????? Que deviennent les créateurs de jeux normaux? Ils nous inventent des guerres inter-spatiales alors que bison futé n'est même pas encore au point! Brian, mon petit filleul, a reçu une console avec un jeu de Kart. Anodin. Jusqu''au moment ou ce mouflet de 7 ans m'a battue à plate couture. Vexée, que j'étais. "Oui, mais moi je sais dire onomatopée sans bafouiller!" Et toc! A chacun ses armes, pas vrai ? Reste que pour mes petits jeux tout bêtes, je peux toujours me gratter pour en trouver un bien terrestre, sans robot ni vaisseau. Et si d'aventure j'en trouve un, je dois demander à Brian où se trouve la porte du dragon. C'est pas juste!
On s'écorche une petite pub pour le plaisir ? L'aventure se
passe dans une jolie cuisine (98% des pub se font dans cette pièce, ma parole!). Un
patriarche sied en bout de table, flanqué d'une ribambelle de garçonnets. Les assiettes
sont vides et les mamans (allez savoir pourquoi il y en a deux ce jour-là) s'apprêtent
à faire la vaisselle. Un garnement, mu par un irrésistible désir de semer la pagaille,
lèche son assiette goulûment, suivi des autres gamins qui l'imitent derechef. Les deux
mamans (se doit être des surs au vu de leurs trombines idiotes communes) regardent
la scène médusées, horrifiées, au bord de la crise d'apoplexie. Je ne parle pas du
patriarche qui manque de peu d'avaler ses fausses dents au vu de cette scène effroyable.
Mais heureusement, le mal sera vite réparé car les frangines ont acheté un produit
vaisselle miracle: en plus de terrasser les restes de jambon-purée, il s'occupe aussi des
bactéries. Et pour être sûre qu'on a bien tout compris, la voix off nous annonce
victorieuse: "KEP vaisselle détruit même les salmonelles". Ca c'est une
nouvelle qu'elle est bonne, car déjà qu'on en a ingurgité toute une cargaison avec le
poulet chasseur et le tirami-sù, se serait dommage d'avoir du rab avec la vaisselle de
dimanche dernier, non mais. Donc avis aux amateurs: avec PEK vaisselle, salmonelles rime
avec Y en a plus; qu'on se le dise. Je sais, ça ne rime pas, mais je n'ai pas trouvé
mieux.
Et pour prouver qu'en dehors des salmonelles, PEK vaisselle ôte aussi le graillon, le
patriarche donne un coup de doigt dans le plat à gratin, histoire de voir si ça crisse
de propre. Et ça crisse de propre, donc vous pouvez achetez PEK vaisselle sans
arrière-pensée.
Au fait, avant de faire crisser les Pyrex, pépé, il s'est lavé les mains?
J'ai acheté le fond de teint du siècle. La neuvième merveille
du monde (car la huitième, c'est internet, n'est-ce pas?). En tube, comme un gros rouge
à lèvres, on l'applique en touches légères, on étale un chouia et on se retrouve
belle comme un lumignon, le teint lisse et frais, façon dorade sur l'étal du
poissonnier. Soudain, guidée par une curiosité malsaine, l'idée saugrenue de lire ce
qui est écrit sur le carton d'emballage me pique: "ne pas appliquer autour des
yeux". Ah bon? Coup d'il dans mon miroir: j'ai mis dudit produit sur le tour
des yeux. Et qu'est-ce que je fais maintenant, avec mon teint de geisha et mon tour des
yeux dangereusement maquillé de produit proscrit. Ni une, ni deux, je me précipite au
magasin pour éclairer la nébuleuse question: Pourquoi on peut pas en mettre là ? La
vendeuse, déconfite tente, tant bien que mal, de dissimuler son incompétence à
répondre à ma question. "Moi j'en mets. Moins qu'ailleurs, mais j'en mets quand
même un peu". Me voilà rassurée. J'eus peur un instant de voir mes yeux fondre et
se momifier dans leur orbite, mais la gentille vendeuse m'a assuré qu'elle en met aussi,
alors! Mais poussée par une vicieuse curiosité et le désir de m'informer (et l'envie de
ne pas me retrouver avec des tours des yeux en peau crocodile), je me branche sur internet
- signet - Alta vista - recherche sur tout le Web- mot clé: Estée Lauder +teint - clic
sur GO.
Et là, des centaines de pages me sont aimablement proposées. Après des recherches
laborieuses, j'ai appris que je pouvais acheter ce produit, qu'il est drôlement bien, que
je peux le trouver ici, ou là, ou là, ou ici et que le marché de l'endive est en plein
essor (je sais, ça n'a rien à voir, mais chez Alta Vista, ils ne sont pas très
fute-fute non plus!). Rien sur le tour des yeux. Me voilà avec un produit super que je ne
peux pas mettre sur le tour de mes yeux jolis. Bah, j'en mettrai sur le reste du visage et
je colmaterai les démarcations avec de la poudre, de l'anti-cerne ou du saindoux.
Certes, j'aurai l'air de E.T devant une centrale téléphonique mais j'aurai au
moins sauvé le tour de mes yeux de l'hécatombe: c'est déjà ça!
A la demande générale d'une copine à moi, je remets la
compresse en égratignant la publicité. Je sais: vous aimez ça, vous aussi, alors on va
pas se priver, hein ?!
Luna-park, par un bel après-midi d'automne. Un délicieux enfant, emmailloté jusqu'aux
yeux dans une doudoune moelleuse et une casquette vissée à l'envers sur la tête, se
gave de barbe à papa sous le regard attendri de sa môman. A peine la dernière lampée
de sucre rose enfournée, môman lui tend une glace (en automne, dehors, température
ambiante genre 8° en dessous de zéro, en voilà une qui a tout compris), suivi de près
d'un morceau de chocolat gros comme ça. L'angelot voudrait bien aller se dégourdir
l'estomac dans les montagnes russes, mais impossible: il doit d'abord terminer son double
cheeseburger, deux sachets de guimauves, trois pommes au sucre, quatorze sucettes à
l'anis et un milk shake à la fraise. Et comme sa môman est une bonne môman, elle ne
tolérera pas de laisser filer sa progéniture dans le train fantôme sans qu'il
mâchouille son DENTI-FREE, le chewing-gum qui lave les dents mieux que la brosse et le
dentifrice. Parce que ce serait trop bête que plus tard, en plus d'un acné
récalcitrant, une voix qui mue, l'âge bête et les cheveux gras, le pauvre chéri soit
en plus nanti d'une douzaine de dents pourries. On est pas des bêtes, que diable! En
plus, le chewing gum DENTI-FREE est vivement conseillé par les dentistes; c'est quand
même pas rien, ça! Au fait, ça gagne combien un dentiste?
Une autre gourmandise: sans vouloir plagier Coluche quand il
parle des lessives, je voudrai m'attarder un instant sur la présentation des
produits de lessive. Parce qu'au début, on avait de la poudre qui lavait le linge et
stop. Mais comme les phosphates qu'elle contenait lavaient aussi les rivières, les
poissons et tout le bataclan, on a enlevé les phosphates pour avoir une poudre qui lave
le linge, mais en laissant quand même des taches ça et là, histoire de corser
l'exercice. Le jour de lessive devenait du coup bien plus amusant: c'était à qui, dans
la laverie, ôterait les souillures des liquettes le mieux et le plus vite. Dès qu'on a
su traquer les auréoles, les poudres se sont compactées. Il fallait en mettre moins,
donc regain de concurrence dans les buanderies. Vint alors le liquide. C'est vrai quoi! Le
temps que la poudre soit dissoute dans l'eau du tambour, on avait du temps à perdre, mais
avec le liquide, pas besoin d'attendre: à l'usine, ils ont pris de la poudre, l'ont
compactée bien comme il faut, puis l'ont diluée pour pouvoir la mettre en bouteille.
Comme cela demandait plus de manutentions, ils ont augmenté le prix du savon.
Un bonheur ne venant jamais seul, le liquide étant devenu trop "commun", ils
(l'usine) l'ont transformé en gel. Ca prend un chouia plus de temps pour se dissoudre
dans l'eau, mais pas autant que la poudre compacte sus-mentionnée (vous suivez
toujours?). Donc on restait dans les limites du raisonnable. Mais comme on est pas toutes
issues de Marie Curie, le gel n'allait plus bien: on en mettait trop, sottes que
nous étions. Alors, ils sont revenus en arrière mais pas trop quand même. Ils ont donc
repris la poudre initiale, celle sans phosphates, l'ont compactée, puis l'ont
recompactée un petit coup pour en faire des petits cubes que même la dernière de classe
en maternelle saurait doser: un cube, une lessive, CQFD. Aujourd'hui, où en est-on? Les
petits cubes sont toujours en petits cubes, mais ils ont la propriété de se dissoudre
hyper rapidement dans l'eau. Presque aussi vite que le liquide et à peu près à la même
vitesse que le gel. C'est pas du marketing d'enfer, ça? Au fait, il me semble que dans
toute cette épopée, ils avaient aussi inventé la lessive en billes, mais je ne me
souviens plus si c'était avant le gel, après la poudre compacte ou pendant la guerre du
golfe. Bah, aucune importance: les billes n'ont duré qu'un feu de paille. Ils nous les
ressortiront pour remplacer le liquide assouplissant compacté, pour qu'on ait un linge
doux, vaguement lavé et qui sent bon le propre
Je ne vous ferai pas l'éloge des spots télé vantant les
mérites inégalés des protège-slips qui nous laissent bien au sec, ni du déodorant qui
nous assure une cohorte de jeunes éphèbes se trémoussant lascivement à nos pieds, ni
du fluide hydratant qui nous enlève 22 ans rien qu'en achetant la bouteille, ni du PQ
triple épaisseur "d'un côté il récure et de l'autre il fait briller". Non
non non! Je voudrai vous parler des liquides de nettoyage, délicatement parfumés au
photoxylopteratitum de pryrobenzoxydil musqué et qui ripoline votre maisonnée plus vite
qu'une armée de femmes de ménage minutieuses. La scène se déroule dans une coquette
maison de campagne. Une ravissante gamine apporte un bouquet (?) de deux marguerites, un
coquelicot et une tige de chiendent à sa môman qu'elle aime. Pas vraiment une gerbe,
mais c'est offert avec tant d'amour. "Ca va parfumer toute la maison" renchérit
la pitchoune, pas au bout de ses surprises. La mère prend, dans l'ordre: 1°: les fleurs,
2°: un air inspiré (elle ne s'est pas foulé le rameau pour la cueillette, c'te
feignante). Elle décide d'un coup d'un seul de nettoyer le sol de sa cuisine toute
équipée pour que ça sente effectivement bon. En plus, comme elle est maligne, elle a
acheté le liquide sus-mentionné (faut bien ça, à la campagne).
Fondu enchaîné sur le carrelage de la cuisine. Un troupeau de rhinocéros a certainement
dû y séjourner la semaine, car les tommettes ne sont pas vraiment propres-propres.
J'oserai même pousser la nuance jusqu'à dire qu'elles sont immondement sales, façon
village masaï. Dans la vraie vie, il nous faudrait 4 ans pour salir comme ça.
Retour sur notre petite ménagère, armée de son petit balai, dûment surmonté d'une
petite serpillière immaculée. "On va les aider, tes fleurs", renchérit-elle
sans sourciller! 4 gouttes de Majak senteur pot-pourri dans un seau d'eau pure (on est à
la campagne, l'eau doit provenir du puits) et la voilà qui s'attaque au sol de son logis.
Un seul passage de balai et la cuisine ressemble au palais du prince de Cendrillon. (voir
vidéo Walt Disney). La maman est contente et elle a de quoi. Parce que moi, avec 18
bouchons pleins dudit liquide, je dois besogner comme un casseur de cailloux pour enlever
la moindre trace qui aurait osé se déposer sur mes tommettes à moi! Bon, je vis dans
une ville et mon eau, qui sort bêtement de mon robinet, n'est pas aussi limpide. Ca doit
être pour ça! Encore que... parce que même utilisé pur, mon Majak a du mal à laver du
sol au plafond.
Vous en voulez une autre ? pas de problème: j'en ai plein en stock. Il y a celle où deux
solides gaillards rapportent une somptueuse cuisinière château du marché au puces. 4
mètres de large, minimum. Et la place pile poil pour la glisser, entre un frigo balaise
et le mur immaculé. Personnellement, je dois négocier ferme pour trouver un petit espace
pour ajouter ne serai-ce qu'un couteau à steak dans ma cuisine. Mais passons sur ce
détail: eux ils ONT la place.
Ciel, mais elle est sale! s'exclame horrifiée la maîtresse des lieux, qui n'a
jamais dû mettre les pieds dans un marché au puces. Comment laver ET DESINFECTER en
même temps ??????? Pas de panique: Belle-Maman, par le plus grand hasard, est venue
prendre le thé et elle ne se sépare jamais de son KILAVE fraîcheur Balkans. Elle
l'extirpe illico de son sac à main pour la plus grande joie de sa bru. Black-out sur les
solides gaillards qui sont au sûrement allés au salon pour boire des bières avec Mamie.
La parfaite ménagère, armée du KILAVE de la belle doche, attaque le lessivage de sa
cuisinière à grande eau. Même qu'est drôlement contente, la bougresse. D'ailleurs,
elle a tant peiné pour nettoyer l'objet que son solide gaillard de mari vire le copain
flapi (une cuisinière, c'est lourd), sa mère médusée (OUKELAMI mon KILAVE) et invite
sa douce au restaurant. C'est pas de la psychologie, ça?
Ne vous y trompez pas: toutes les pubs de liquides de nettoyage sont du même tabac! Il y
en a même une qui essaye de nous faire croire que dans la bouteille, il y a un grand
génie chauve qui va frotter les sols pour nous. Et sa boucle d'oreille, c'est pour pendre
les torchons ?
SwissairLe ton général de mon édito ne s'y prête pas vraiment, mais je voudrai juste écrire ces quelques mots pour partager la douleur des familles qui ont perdu un être cher dans la tragédie de Swissair. Toutes ces vies brisées, quel gâchis! Dans ce genre de drame, on prononce souvent le mot "disparus". Quel non-sens! Chacune des victimes de l'avion avait sa lumière, son karma. Absents, oui, mais disparus, certainement pas. Ils ont tous laissé une signature indélébile, un croquis de vie ineffaçable. Toujours leur lumière vous guidera et vous accompagnera. Ne leur dites pas "adieu", chères familles, mais dites "à tout à l'heure". Un jour, vous serez réunis à nouveau, j'en suis persuadée! |
Décidément, Clinton n'est pas sorti de l'auberge! Monsieur
Kikette Starr a fermement décidé de lui mettre les bâtons dans les roues!!! Voilà
qu'il nous gratifie d'un rapport avec tout plein de pages qui racontent en détails les
choses que Miss Badaboum a pu faire à son président préf-préf dans le plus grand
secret. En plus d'être une grande fumeuse (entre les pipes et le cigare), la belle a une
mémoire d'éléphant pour se souvenir de tout ça!
Pour l'aider, je vais lui donner un petit conseil gratuit: Quand on a pas envie, on dit
non. Et si de l'autre côté, le monsieur ne comprend pas tous les verbes, un coup de
genou bien placé peut lui enseigner les fondements de la courtoisie. Et si, d'aventure,
on a décidé que, dans le fond, pourquoi pas, alors, après avoir donné du biscuit, on
se tait. On reste muette comme une tombe et on nettoie ses habits. Comme ça, on évite un
effondrement boursier, une destitution et une famille humiliée.
Messieurs qui lisez ces lignes, si vous êtes mariés, évitez Mademoiselle Lève la
quille comme la peste: après sa séance de trompettes de Jéricho, il n'est pas dit que
votre femme, vos enfants, votre patron, vos voisins, votre ville et votre pays ne soit pas
mis au courant de votre séance de pompage! A bon entendeur, fuyez!
Ca y est: le froid arrive. A peine sorties de la mer, voilà
qu'il nous faut mettre les mohairs et les chaussettes, les chemises en pilou et tout le
saint-frusquin pour se tenir les arpions au chaud. Moi, me couvrir jusqu'aux sourcils
d'épaisseurs de tissus, j'aime pas! Ressembler à un bonhomme de neige ou au bibendum
Michelin me réjouit modérément. Je préfère de loin me prélasser en T-shirt-leggings
ou petite robe légère, mais ai-je vraiment le choix, lorsque le frimas arrive comme un
pet sur une toile cirée!
Alors je range en ronchonnant mes pantalons de coton dans des sachets en plastique et je
ressors mes couches hivernales: "tiens, je l'avais oubliée, cette petite robe de
laine... Oh! et ce pantalon de lin... et ma veste de cuir doublée... Les souvenirs joyeux
de l'hiver passé resurgissent comme nous vient la feuille d'impôt. Nets et
précis.
Mais le coup de grâce arrive lorsque je ressort mes bottines doublées de leur carton.
C'est celles que je mets pour sortir le chien. Elles ont fait la guerre, marché dans la
neige, la gadoue, la glace et dans d'autres matières que je ne nommerai pas, mais ont dit
que ça porte bonheur. Alors là, tout se précise. On va vers le froid, les filles! Et
ça, c'est pas la joie. Les jours où il fait aussi nuit que la nuit, les petits matins
pluvieux, les chemins enneigés, la terre dure comme la pierre, le sale caractère des
chauffeurs de bus, la tronche du facteur qui s'est rétamé avec son vélo-moteur, j'en
passe et des meilleurs!
Pour me consoler, je me dis que c'est aussi le temps des choucroutes, des fondues et
raclettes, des huîtres, de la chasse, bientôt Noël, le jour de l'an, mais rien à
faire: l'idée de froid est plus forte. Alors ne reste plus qu'à faire avec. Et ce ne
durera que 6 ou 7 mois. Pas de quoi fouetter un chat, fût-il congelé!
Wouf...Woofie
![]() |
Connaissez-vous Woofie? Certainement que non! Qui connaît Woofie à part les écossais! Woofie est un chien. Qui mange, qui dort, qui remue la queue et qui garde la maison. Le problème, c'est que les humains qui partagent sa vie ont le vice de recevoir du courrier. Alors, lorsque le facteur franchit le portail, Woofie, en chien de garde qu'il est, fait son job: la garde. Et c'est fort de cette mission qu'il a osé aboyer et courser ledit facteur, le prenant pour un cambrioleur ou un importun. Je précise qu'il n'est pas allé jusqu'à planter les crocs. Banal, me direz-vous. Certes, si le facteur en question n'était pas du genre acariâtre et mal luné! La plainte ou bout du fusil de la méchanceté, le voilà qui attaque à son tour le pauvre Woofie. La punition? Condamnation à mort (si si, vous avez bien lu!). Et voilà notre pauvre Woofie au fond d'une cellule, attendant son châtiment suprême. Les maîtres, désolés, font des pieds et des mains pour sauver leur compagnon. Woofie a eu droit à un sursis de quelques jours, mais il n'a pas encore été gracié. Mitch tue par milliers des enfants, ruine un pays et anéantit des espoirs. Le Kosovo saigne de toutes ses blessures et jette ses familles sur les routes de l'exil, l'Ethiopie est affamée, |
| l'Inde est
toujours aussi pauvre et miséreuse et l'Irak se prépare à recevoir une
dérouillée, mais les facteurs écossais, PAS TOUCHE! Je n'ai plus eu de nouvelles de Woofie. Je souhaite tout de même que le juge qui s'occupera de cette affaire sera un peu moins débile que le facteur susceptible et rogue et que la sentence sera annulée. Ou alors, c'est que l'humanité n'a rien compris au sens de la Vie. Ca n'a pas traîné! les nouvelles de Woofie sont assez bonnes pour l'instant. Voici le texte d'un article que Maurice m'a envoyé: |
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Bardot au secours d'un chien
Brigitte Bardot a otenu gain de cause. Woofie, une chienne de 3 ans condamnée à mort par un tribunal écossais pour avoir poursuivi un facteur, a gagné son procès en appel devant la haute Cour d'Edimbourg. Emue par cette affaire, Brigitte Bardot s'était déplacée hier en Ecosse pour soutenir la chienne et son maître. "Je pense que c'est une bonne décision", a déclaré la comédienne après le verdict.
Note pour information: Woofie a été amnistiée et est désormais hors de danger. Les juges ont estimé que son forfait ne méritait pas la mort! Il y a tout de même une justice!
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Georges Washington
est un coquin! Quoi! Comment? Keske j'lis là? Mon hebdomadaire m'apprend que Georges Washington ( 1732-1799, élu président des Etats-Unis en 1789, puis en 1792, pour celle qui ne connaissent pas) aurait eu une aventure en 1784 avec une jeune esclave noire prénommée Venus! Et qu'il s'ensuivit la naissance d'un bambin! Alors ça, ça m'en bouche un coin! Thomas Jefferson lui-même, avait aussi fait des galipettes avec une de ses esclaves! (ce qui ne l'a pas empêché de rédiger la déclaration d'indépendance) C'est dans l'air ou quoi? Le côté rassurant de la chose, c'est qu'on est sûrs que l'Amérique est dirigée par un être fait de chair, de sang et d'organes génitaux. Pas par un androïdes inter-stellaire venu du fin fond de sa galaxie pour nous étudier et voir si nous sommes comestibles! |
| Non non non! Un président
américain, ça dort, ça mange, ça boit et ça fait des bêtises, comme nous.
Tout irait pour
le mieux dans le meilleurs des mondes si la descendance ne venait pas mettre son ADN dans
les roues. Voilà que deux femmes métisses (au demeurant charmantes) certifient qu'elles
sont les petites petites petites petites petites fille de Georges Washington. Le doute
quant à sa prétendue stérilité est levé: c'était même pas vrai, la preuve! Janet
Allen et sa sur Joy, posent pour la postérité avec le portrait de leur grand grand
grand grand papy et sont fermement décidées à demander un examen génétique pour
avancer leurs dires.Moi, les Etats-Unis, je connais un peu: il y a des restaurants, des
salles de jeux, des comédies musicales, des buildings et des églises. Beaucoup
d'églises. Toutes aussi différentes les unes que les autres, mais officiant pour la
même chose: la Bible. Et dans la bible, je me souviens qu'on y parle de Adam, Eve, un
serpent, une pomme et de tas d'autres choses, mais le résultat des courses, c'est qu'ils
disent que nous sommes tous frères et surs! Alors moi aussi, je suis la descendante
de Georges. D'ailleurs, Cléopâtre et Marc-Aurèle sont mes grands-parents d'il y a
longtemps, Einstein est mon grand oncle et je suis la cousine de la reine d'Angleterre.
Donc ses sous sont aussi mes sous! Parce que c'est là que le bât blesse (si si, c'est écrit juste): les sous, les tunes, le pognon. Mais qu'est-ce qu'elle veulent à la fin! S'il eût fallu combattre pour être reconnu comme descendant de Georges Washington, c'était à Venus ou à son enfant de le faire. Pas a deux clampines de l'Illinois, 214 ans plus tard! Elles veulent une identité, un papier officiel? Elle peuvent broder cette phrase sur canevas, au point de croix et l'encadrer dans leur salon. (si elles savent broder autre chose que la vérité!) |
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On est pas plus de descendants de Georges Washington que de beurre en branche mais au moins, on a parlé de nous dans les journaux!
Et si, d'aventure, c'était la vérité vraie et
qu'elles sont effectivement issues de la semence de Georges Washington, qu'est-ce que cela prouve? Elle
ont deux nez, quatre oreilles et un jugement plus équitable que nous? Que nenni! Les rois
de France ont eux aussi semé leur royale petite graine un peu partout dans les campagnes.
C'est pas pour autant qu'on va les déterrer pour être sûr que Bernadette Dugommeau est
de sang royal.
A quand un monde où on laisserai tranquilles les testicules présidentielles? Ce serait
le nirvana, non? Et ça laisserai plus de temps pour penser à d'autres babioles comme la
guerre, la famine et les trous dans la couche d'ozone.
Dimanche 25 octobre 1998
Et voilà l'automne, avec ses joies et ses surprises. Les
feuilles rougeoyantes, recouvrant le sol en arabesques mordorées et recouvrant aussi les
crottes de chiens. Certes, il est très attractif de voir des arabesques mordorées, mais
la balade matinale du toutou de transforme soudain en show Holiday On Ice. Sans Ice! Bon,
je ne vais pas chipoter, car j'avoue que poupette à moi de Baskerville (traduisez mon
chien) laisse aussi ça et là, de petits souvenirs. Mais je préférerais de loin jouer
les Katarina Witt sur ses souvenirs à elle ( 2 kilos 400 de chien à tout casser) que sur
ceux d'un dogue de 130 kilos, nourri trois fois par jour aux croquettes sur-vitaminées.
L'automne, c'est aussi la période du moût, ce délicieux jus de raisin sucré, qui vous
nettoie le corps et les artères mieux qu'un Karcher. Et bientôt, les vendeurs de marrons
chauds (j'adooore) vont ouvrir leur pittoresques petites maisonnettes de bois pour nous
offrir (5 francs un petit sac de rien du tout) de ces délicieuses gourmandises grillées
en nous gratifiant d'un beau sourire (alors, elle se décide la p'tite dame?). L'automne,
c'est aussi la saison de la chasse. Tous les restaurateurs sont en ébullition. C'est à
qui préparera le meilleur civet ou la meilleure selle de chevreuil. Au vu des tarifs
pratiqués, les chasseurs ont du souci à se faire! L'automne enfin, c'est les jours qui
baissent à une rapidité fulgurante. Les services industriels se frottent les mains: ils
ont plein d'électricité à nous vendre et ça tombe bien: on est acheteurs! A 16 heures,
on se croit en pleine nuit et on use nos ampoules à tout va. Et la pluie qui s'en donne
à cur joie. Et le vent qui va avec. Et le froid qui devient insistant. Bref,
l'automne, c'est les joyeusetés de l'hiver, sans l'hiver! Pour moi, le temps idéal,
c'est le beau, chaud mais pas trop, une petite brise légère, rafraîchissante, mais pas
décoiffante, un soleil radieux mais pas éblouissant et une eau limpide (lac ou mer, au
choix) pour tremper mes arpions fraîchement pédicurés. Pas trop froide, l'eau. Juste
comme il faut. Tiède si vous avez! Et si en plus, il y a un vendeur de marrons chauds sur
la plage, se serait vraiment top. "A part les marrons chauds, vous avez des barbes à
papa et des glaces?"
Comme une gamine, je commençais déjà à planifier Noël et son cortège de falbalas, en piaffant d'impatience lorsque la réalité m'est apparue comme le nez rouge au milieu de la figure d'un clown: Et pis Halloween? C'est juste! J'avais oublié, sotte que je suis! Il faut dire que je manque d'entraînement: en Europe on ne fête Halloween que depuis... heu, ben cette année, je crois! Parce que nous, avant, on fêtait la Toussaint. C'est pas exactement la même chose, mais finalement, ça se rejoint! Nous, si on avait la chance d'avoir un mort de notre connaissance, on allait lui acheter un pot de chrysanthèmes, on le posait sur la tombe, on restait là un moment en songeant que boudiou y fait froid aujourd'hui et basta! Ailleurs, ce sont les enfants qui mène le bal: ils vont chercher des bonbons, déguisés en Morticia ou en Frankenstein et font, à l'occasion, des blagues adorables (genre organiser un lâcher de souris dans le séjour). Les grands décorent la maison de citrouilles et font la fête en mangeant des trucs fait exprès pour ce jour. Bien entendu, je préfère de loin faire la bringue avec des bambins sanguinolents plutôt qu'avec des macchabées, mais quelque part, un petit détail me dérange. Lorsque je me promène dans les magasins, je vois les commerçants le regard pétillant (malice ou appât du gain?). C'est à qui vendra le truc le plus débile pour Halloween. De la toile d'araignée 100% polyamide au faux doigt coupé, en passant par les dents de Dracula, les oreilles de M Spook, les cheveux de Cruella, les pieds de loup-garou, etc... Le marché restait à prendre; ils l'ont pris! C'est vrai quoi! entre Pâques et Noël, on était obligées de garder nos sous, vu qu'il n'y avait pas de fête à fêter. Eh bien maintenant, le mal est réparé: on a Halloween, maintenant. Mais on garde quand même la Toussaint, parce que ce serait dommage de gâcher tous ces chrysanthèmes. Et moi, avec mes pages de bricolages de Noël, j'ai l'air de quoi, maintenant? D'une débile qui ne sait même pas faire des bricolages d'Halloween! Mais je ne m'avoue pas vaincue. L'année prochaine, je vous ferais des pages spéciales Halloween. A moins que le sort n'en décide autrement et que quelqu'un ne vienne m'offrir des chrysanthèmes. Les voies du commerce sont impénétrables!
Bisous à toutes et à tous et à bientôt sur cet édito !
